Guide pour les lieux de réception
Comment organiser une journée portes ouvertes dans son lieu de réception — le guide 2026
Ce guide s’adresse à la personne qui tient le lieu : celle qui a des dimanches libres de novembre à mars et aucun plan pour les occuper. Vous y trouverez la date, ce que la journée coûte vraiment avec des prix français publics, le rétroplanning en huit semaines, le déroulé de 14 h à 20 h, la façon de recueillir les inscriptions, les douze questions que les futurs mariés vous poseront et les huit chiffres qui disent si cela a marché.
Mis à jour :
Qu’est-ce qu’une journée portes ouvertes dans un lieu de réception ?
Une journée portes ouvertes est un événement gratuit et annoncé à l’avance pendant lequel un lieu de réception ouvre ses salles aux futurs mariés : les tables dressées comme pour un mariage, une dégustation du menu et les prestataires partenaires sur place.
Le terme s’écrit journée portes ouvertes : portes au pluriel, et rien entre les deux mots. Dans le métier on dit aussi simplement « nos portes ouvertes », et l’abréviation JPO circule sur les affiches et dans les agendas régionaux. Trois formats voisins portent des noms différents et il vaut mieux ne pas les confondre : la soirée découverte est votre lieu mis en scène par vos prestataires, le salon du mariage réunit des exposants qui paient un stand chez un organisateur extérieur, et la visite privée ne concerne qu’un couple. Le format existe bel et bien en France, même si presque personne n’en écrit le mode d’emploi : le Domaine de Cordet, à Arsac en Gironde, et le Domaine de Larchey, près de Bordeaux, annoncent les leurs exactement ainsi, ce dernier invitant les couples à « (re)découvrir le lieu de votre mariage ».
D’une visite privée, la journée portes ouvertes se distingue par trois choses. Les salles sont dressées comme pour un mariage — nappage, verrerie, lumière du soir — au lieu du parquet nu d’un mercredi matin. Plusieurs couples arrivent en même temps, donc votre lieu paraît recherché plutôt que disponible. Et il y a un programme — une dégustation, un défilé, du temps avec les prestataires — donc un couple repart avec une impression et non avec une plaquette. Reste une particularité française qu’aucun guide traduit ne porte : en France, le mariage civil se célèbre à la mairie, et nulle part ailleurs (article 75 du Code civil). Votre domaine n’accueille pas la cérémonie légale ; il accueille la cérémonie laïque, le vin d’honneur, le repas et la soirée. C’est cette journée-là — mairie, cérémonie laïque, vin d’honneur, repas, soirée — que les couples viennent imaginer chez vous, et c’est elle que votre déroulé doit rendre visible.
Pourquoi organiser des portes ouvertes plutôt que des visites individuelles ?
Une journée portes ouvertes offre à un lieu de réception un seul après-midi pendant lequel des dizaines de couples voient les salles dressées et laissent leurs coordonnées, au lieu de vingt visites privées étalées sur quinze jours.
Comptez en heures de gérant. Une visite privée prend une heure pleine, plus l’appel avant et l’appel après ; vingt visites, ce sont quinze jours de calendrier découpés en morceaux entre lesquels rien d’autre ne tient. La journée portes ouvertes ramasse le même flux en un après-midi, avec une seule équipe en salle, une seule mise en place et une seule commande au traiteur. Le coût par couple baisse ; la qualité de la conversation, non, puisqu’elle se tient dans la salle, à une table dressée.
Le deuxième gain est commercial, et un chiffre le résume. Selon le Rapport 2026 sur le Secteur Nuptial de Mariages.net, établi auprès de 1 304 couples mariés en 2025, un couple français demande des informations à six lieux différents et n’en visite que deux. Votre concurrence n’est donc pas le domaine d’à côté : c’est la liste courte. Tout l’enjeu d’une journée portes ouvertes est de passer d’un lieu sur six à un lieu sur deux, et de le faire en une seule fois. Un couple qui se tient dans votre orangerie au milieu de dix autres couples voit la demande de ses propres yeux ; c’est le seul après-midi de l’année où l’on vous demande à voix haute, devant témoins, si le samedi 10 juin 2028 est encore libre, et combien de temps on peut poser une option dessus.
Le troisième gain survit à la journée. Une journée portes ouvertes bien menée laisse une liste de futurs mariés avec un e-mail, un téléphone et une date de mariage, une série de photos de salles pleines qu’aucune mise en scène ne remplace, et une page qui reste en ligne et continue de produire des demandes pendant des mois. Mal menée, elle laisse une pile de cartes de visite et le sentiment qu’il y avait du monde. Cette liste a d’ailleurs une durée de vie précise : la CNIL admet de conserver les données d’un prospect trois ans à compter du dernier contact, ce qui correspond exactement à l’horizon d’un lieu de réception, puisque les couples français préparent leur mariage 12 à 18 mois à l’avance.
Portes ouvertes, salon du mariage ou visite privée : que choisir ?
Le lieu organise et finance sa journée portes ouvertes, les exposants paient leur stand au salon du mariage, et la visite privée ne coûte que le temps du gérant : trois budgets et trois profondeurs de conversation.
| Format | Qui organise et qui paie | Qui vient | Ce que ce format fait le mieux | Quand dans l’année |
|---|---|---|---|---|
| Journée portes ouvertes | Le lieu ; le traiteur et la décoration sont à sa charge | Des futurs mariés qui envisagent déjà votre lieu | Un couple se tient dans vos salles et les voit dressées comme pour un mariage | Septembre–novembre ou janvier–mars, un dimanche |
| Soirée portes ouvertes | Le lieu ; version courte et moins chère de la même journée | Les couples qui travaillent, souvent accompagnés de leurs parents, après 18 h | La lumière de fin de journée et les bougies — vos salles à leur avantage | Novembre–février, en semaine |
| Soirée découverte | Le lieu, avec des prestataires qui le mettent en scène en échange de la visibilité | Des couples qui ont déjà réduit leur liste à deux ou trois lieux | La preuve visuelle la plus forte qu’un lieu puisse produire, à frais partagés | Février–avril |
| Salon du mariage | Un organisateur extérieur ; vous payez le stand, 220–233 € le m² à Lille en 2026 | Des centaines de couples, à un stade de recherche plus précoce | Le plus grand nombre de contacts en un week-end, au coût unitaire le plus bas | Septembre–novembre, puis janvier–février |
| Visite privée | Le lieu ; elle ne coûte que le temps du gérant | Un couple, souvent avec une date déjà en tête | La meilleure transformation de tout le parcours — ni foule, ni montre | Toute l’année |
Quand organiser une journée portes ouvertes dans un lieu de réception ?
Le meilleur moment pour une journée portes ouvertes en France, c’est l’automne ou la fin de l’hiver : 68 % des mariages sont célébrés entre mai et septembre, donc les couples choisissent leur lieu pendant les mois où vos salles sont vides.
Deux chiffres de l’INSEE écrivent cette section à eux seuls. La saison d’abord : 68 % des mariages français sont célébrés entre mai et septembre, et huit sur dix un samedi (INSEE Focus n° 321, mars 2024). L’amplitude ensuite : en juin 2019, dernière année complète mesurée mois par mois, la France a célébré 42 100 mariages contre 5 900 en janvier, soit un rapport de sept à un (INSEE Focus n° 225, février 2021). Autrement dit, les mois où votre lieu ne travaille pas sont exactement ceux où les couples cherchent, et un dimanche ne vous coûte rien, puisque le samedi est ce que vous vendez.
En France, la saison des demandes ne suit pas la saison des mariages : elle la précède de 12 à 18 mois, qui est le délai de préparation d’un couple français. Pour un été 2028, la recherche commence donc entre l’automne 2026 et le printemps 2027. Le calendrier des salons du mariage se cale exactement là, en deux vagues : une vague d’automne — le Salon du Mariage de Paris à la Porte de Versailles, qui a réuni plus de 300 exposants les 5 et 6 septembre 2026, puis celui de Lille au Grand Palais les 7 et 8 novembre 2026 pour sa 30e édition — et une vague d’hiver en janvier et février. Vérifiez ce calendrier avant d’imprimer quoi que ce soit : ouvrir vos portes le week-end d’un grand salon régional, c’est se priver à la fois des couples et des prestataires, face à un budget de promotion que vous ne pouvez pas égaler. Appelez vos prestataires d’abord, ils connaissent ce calendrier mieux que vous puisque ce sont eux qui paient les stands.
Reste à choisir la forme de la journée. Le dimanche après-midi convient aux couples qui viennent de deux villes différentes, souvent avec des parents qui participent au budget, et c’est le seul jour où vous n’immobilisez pas un samedi que vous auriez pu vendre. Une soirée portes ouvertes de 17 h à 21 h en semaine touche les couples qui travaillent, et la lumière de janvier à 17 h fait pour vos salles ce qu’aucune photo ne fera. Si votre équipe le supporte, ouvrez deux dates dans l’année plutôt qu’une : c’est le rythme observé chez les lieux français qui pratiquent le format, une ou deux fois par an, et deux dates doublent la probabilité que l’une d’elles tombe un week-end où un couple est libre.
Combien coûte une journée portes ouvertes ?
Sur le marché français, tout ce qu’une journée portes ouvertes peut coûter en promotion achetée va de rien du tout à 8 000 €, quand un seul mariage de 90 invités représente environ 9 900 € de prestation traiteur.
950 € HT
Douze mois sur 1001Salles, abonnement Présence — le seul annuaire de lieux de réception français qui publie sa grille tarifaire, et moins de 10 % de la recette traiteur d’un seul mariage.
2 097 €
9 m² pré-équipés au Salon du Mariage de Lille, à 233 € le m², pour un week-end de travail à deux personnes sur un stand.
1 500–8 000 €
Une landing page réalisée par une agence, fourchette du marché français en 2026 ; un freelance la facture entre 300 et 2 500 €.
Prix publics relevés en septembre 2026. Annuaire : 1001Salles, abonnement Essai 600 € HT pour six mois, Présence 950 € HT pour douze mois, Gold à partir de 1 008 € HT et jusqu’à 3 360 € HT selon la position obtenue. Les autres annuaires ne publient rien : ABC Salles renvoie à un commercial, Mariages.net n’a pas de grille tarifaire publique. Stand : Salon du Mariage de Lille des 7 et 8 novembre 2026, stand nu 220 € le m², pré-équipé 233 € le m², îlot 219 € le m², plus 10 % par angle ; l’organisateur n’indique ni HT ni TTC sur ses fiches produit, nous ne l’ajoutons donc pas. Visibilité éditoriale : article sponsorisé multimarques à partir de 500 € HT, article dédié à partir de 1 200 € HT, kit média de La Mariée aux Pieds Nus. Landing page : 1 500 à 8 000 € en agence, 300 à 2 500 € en freelance (Le Site Français, mars 2026). Recette : 110 € par invité pour le traiteur et 215 € par invité tous postes confondus, pour un budget moyen de 19 293 € et environ 90 invités (Rapport 2026 sur le Secteur Nuptial, Mariages.net, 1 304 couples mariés en 2025) — soit 9 900 € de traiteur pour un mariage de 90 invités. C’est du chiffre d’affaires et non de la marge. Et ce que nous ne chiffrons pas, volontairement : le traiteur du jour, la décoration, le personnel en salle et l’impression. Il n’existe aucune référence française publiée pour ces quatre postes, et une fourchette inventée vaudrait moins que son absence. Les vrais chiffres de votre première journée valent plus que n’importe quelle moyenne trouvée en ligne, et ce sont ceux sur lesquels vous bâtirez le budget de la deuxième.
Prix publics relevés en septembre 2026. Annuaire : 1001Salles, abonnement Essai 600 € HT pour six mois, Présence 950 € HT pour douze mois, Gold à partir de 1 008 € HT et jusqu’à 3 360 € HT selon la position obtenue. Les autres annuaires ne publient rien : ABC Salles renvoie à un commercial, Mariages.net n’a pas de grille tarifaire publique. Stand : Salon du Mariage de Lille des 7 et 8 novembre 2026, stand nu 220 € le m², pré-équipé 233 € le m², îlot 219 € le m², plus 10 % par angle ; l’organisateur n’indique ni HT ni TTC sur ses fiches produit, nous ne l’ajoutons donc pas. Visibilité éditoriale : article sponsorisé multimarques à partir de 500 € HT, article dédié à partir de 1 200 € HT, kit média de La Mariée aux Pieds Nus. Landing page : 1 500 à 8 000 € en agence, 300 à 2 500 € en freelance (Le Site Français, mars 2026). Recette : 110 € par invité pour le traiteur et 215 € par invité tous postes confondus, pour un budget moyen de 19 293 € et environ 90 invités (Rapport 2026 sur le Secteur Nuptial, Mariages.net, 1 304 couples mariés en 2025) — soit 9 900 € de traiteur pour un mariage de 90 invités. C’est du chiffre d’affaires et non de la marge. Et ce que nous ne chiffrons pas, volontairement : le traiteur du jour, la décoration, le personnel en salle et l’impression. Il n’existe aucune référence française publiée pour ces quatre postes, et une fourchette inventée vaudrait moins que son absence. Les vrais chiffres de votre première journée valent plus que n’importe quelle moyenne trouvée en ligne, et ce sont ceux sur lesquels vous bâtirez le budget de la deuxième.
Combien de couples viennent à une journée portes ouvertes ?
Aucun organisme ne publie de référence de fréquentation ni de taux de conversion pour les journées portes ouvertes des lieux de réception français : les seuls chiffres fiables sont ceux que produit votre propre journée.
Nous avons cherché, en français, une étude de fréquentation ou de conversion des journées portes ouvertes dans les lieux de réception : il n’en existe pas. Pas de rapport de branche, pas de fédération, pas un seul domaine qui publie ses chiffres. La seule publication en français qui décrive sérieusement le format, le guide de Bridebook paru le 28 juillet 2026, n’en contient pas davantage : elle indique que les lieux en organisent une ou deux fois par an et que plusieurs couples sont invités à découvrir les lieux en même temps. C’est tout, et nous préférons l’écrire plutôt que d’inventer une moyenne que votre lundi matin démentirait.
Les seuls chiffres publiés dans ce marché appartiennent aux salons du mariage, et ils ne sont pas transposables. Le Salon du Mariage de Perpignan annonce 2 300 visiteurs à son édition précédente. L’organisateur du Salon du Mariage de Paris affiche sur sa propre page exposants 78 % de visiteurs fiancés, 82 % ayant l’intention de réserver pendant le salon et 91 % à moins de 18 mois de leur mariage : ce sont des arguments de vente d’organisateur et non une étude, et ils décrivent un événement de plusieurs centaines d’exposants, pas votre dimanche. Le chiffre qui vous concerne vraiment est ailleurs : un couple français demande des informations à six lieux et n’en visite que deux. Une journée portes ouvertes ne se mesure donc pas au nombre d’entrées, mais au nombre de couples qui, après elle, comptent votre lieu parmi leurs deux visites.
Ce que vous pilotez, c’est la venue, et il n’y a que trois leviers : une jauge que vous publiez, une liste d’inscriptions que vous pouvez fermer une semaine avant, et une raison d’arriver à une heure précise plutôt qu’à une autre. L’entrée payante est le levier le plus brutal, et il fonctionne : le Salon du Mariage de Lille vend son billet 7 € en ligne et 14 € sur place, et un couple qui a payé se déplace. Vous y perdez une partie de la fréquentation et toute la simplicité de l’invitation — c’est un arbitrage entre la taille de la foule et la fiabilité de la liste. Mesurez ensuite ce que vous vendez réellement : le nombre d’inscrits, le nombre de participants, et le nombre de couples qui vous ont demandé une date précise. Ces trois nombres-là se comparent d’une année sur l’autre, dans votre région et à votre niveau de prix, et personne ne peut vous les contester.
Le rétroplanning d’une journée portes ouvertes : huit semaines
Huit semaines suffisent pour organiser une journée portes ouvertes : à huit semaines la date, les prestataires et les démarches, à quatre la page et les invitations, à une semaine les confirmations et l’impression, le jour J la conduite de la journée, et dans les 48 h les relances.
Huit semaines avant : la date, les prestataires et la mairie
Choisissez un dimanche hors saison et vérifiez-le contre le calendrier des salons du mariage de votre région. Le même jour, invitez vos prestataires : une entreprise par catégorie, avec une heure d’arrivée, un nombre de mètres carrés et une date limite de réponse. Un prestataire qui n’a pas répondu en une semaine ne viendra pas dans huit. C’est aussi le moment des démarches, car ouvrir votre domaine au public n’est pas la même chose que d’y accueillir un mariage privé. Une journée portes ouvertes est un événement public : si vous diffusez de la musique, elle se déclare à la SACEM, alors qu’un mariage relève du cercle de famille. Si vous servez à boire sans licence permanente, l’autorisation temporaire se demande à la mairie, et certaines communes exigent le dossier un mois à l’avance — vérifiez auprès de la vôtre, les délais varient. Fixez enfin la jauge et le budget du traiteur, puisque tout ce qui suit en dépend.
Quatre semaines avant : la page et les invitations
Construisez d’abord la page de l’événement : le déroulé heure par heure, les fiches de vos prestataires, la carte de dégustation, les photos des salles dressées et le formulaire d’inscription. Créez seulement ensuite l’événement Facebook et mettez-y le lien, pour que l’invitation mène quelque part où l’on récupère des coordonnées. C’est la semaine où vous écrivez aussi à tous les couples qui vous ont demandé un devis dans l’année et n’ont pas réservé. Une précision qui compte en France : la case de consentement doit être dédiée et non pré-cochée, le consentement devant être libre, spécifique, éclairé et univoque au sens du RGPD. Une case pré-cochée sur un formulaire d’inscription est illicite, et la CNIL le rappelle explicitement.
Une semaine avant : confirmations et impression
Fermez la liste, envoyez une confirmation avec l’heure et l’adresse, et commandez le traiteur sur le nombre d’inscrits plus une marge, pas sur une impression. Imprimez la planche de QR codes : un code vers la page de l’événement, un vers l’espace réservé, un par stand de prestataire et un par étape du Passeport. Découpez, montez et posez le samedi soir, pas le dimanche matin.
Le jour J : quatre rôles
Une personne tient la porte et la liste, une conduit les visites, une répond au téléphone, une parle des dates encore libres. Chaque prestataire a son propre QR code sur son stand. Un couple qui demande le 10 juin 2028 laisse cette date par écrit, sur le formulaire, et non dans la mémoire du gérant. Photographiez les salles pleines pendant qu’elles le sont : vous utiliserez ces images toute l’année, et elles ne se rejouent pas.
48 heures après : les relances
Ouvrez l’écran des demandes et descendez la liste dans l’ordre des inscriptions, en commençant par les couples qui ont cité une date précise. Chaque réponse doit porter la date de mariage de ce couple dès la première ligne : c’est la seule phrase qui prouve que le message ne part pas à tout le monde. Dans la même fenêtre, envoyez à chaque prestataire les photos de son stand et un remerciement, car c’est ce qui les fera revenir l’année suivante.
12 choses à faire avant votre journée portes ouvertes
Douze tâches préparent une journée portes ouvertes, en quatre groupes — le lieu, les prestataires, la promotion et la logistique du jour J — dans l’ordre exact où le rétroplanning de huit semaines les place.
- La date, les horaires et la jauge
- Un dimanche hors saison, un après-midi, un nombre de couples que vous pouvez réellement recevoir, et la date vérifiée contre le calendrier des salons de la région.
- Les démarches auprès de la mairie
- Ouverture au public, autorisation temporaire de débit de boissons, déclaration SACEM : un événement public n’est pas un mariage privé.
- Les invitations aux prestataires
- Une entreprise par catégorie, par écrit, avec les mètres carrés attribués et une date limite de réponse.
- Le déroulé heure par heure
- Quatre blocs, chacun avec un responsable et une chose que le couple emporte.
- La page de l’événement et son formulaire d’inscription
- Programme, prestataires, menu, photos et inscriptions à une seule adresse.
- La section de vérification de date
- Le couple choisit sa date de mariage ; vous la recevez comme une colonne à part, triable.
- La carte de dégustation et les régimes alimentaires
- Végétarien, végan et sans gluten indiqués avant que quelqu’un ne pose la question à table.
- Une formule, ou un prix « à partir de » valable le jour J
- Une raison de décider dimanche plutôt que d’y réfléchir.
- Une table dressée en entier
- Nappage, verrerie, cadeaux d’invités, centre de table : une table finie, le reste des salles en tenue.
- La planche de QR codes à imprimer
- Page de l’événement, espace réservé, stands des prestataires et étapes du Passeport, tout sur la même planche.
- L’événement Facebook qui renvoie vers la page
- L’invitation d’un côté, les inscriptions de l’autre, toujours dans cet ordre.
- Les rôles du dimanche
- Porte, visites, téléphone, dates : quatre personnes, quatre tâches, un briefing.
L’ordre est celui du rétroplanning de huit semaines ci-dessus — descendez la liste, plutôt que de commencer par la tâche la plus agréable.
Le déroulé heure par heure d’une journée portes ouvertes, de 14 h à 20 h
Le déroulé d’une journée portes ouvertes tient en six heures et quatre blocs : accueil et visites, dégustation, un seul spectacle, puis les conversations sur les dates — chaque bloc avec un responsable et une chose que le couple emporte.
13 h — l’heure avant l’ouverture
Table dressée en entier, bougies allumées, musique en place. Les prestataires déchargent avant 13 h, parce qu’à 13 h 45 quelqu’un cherche toujours une rallonge. Les QR codes des stands sont déjà posés et ont été scannés une fois par un téléphone qui ne les avait jamais vus. Dernière tâche : parcourez le circuit de visite dans l’ordre où les couples le parcourront.
14 h — ouverture et registre
Une personne à la porte, une liste des couples inscrits. Qui n’est pas inscrit s’inscrit sur place : prénoms, e-mail, téléphone, date de mariage, et une case cochée pour autoriser le lieu à recontacter. Voilà toute la différence entre une journée portes ouvertes et une fête gratuite : cinq champs à l’entrée. À côté, le QR code de l’espace réservé et un carton portant le code d’accès.
14 h 30 — visites en petits groupes
Des groupes de six à huit couples, un départ toutes les vingt minutes, un seul circuit : l’espace de la cérémonie laïque, la salle de réception, la terrasse du vin d’honneur, le bar, le chapiteau ou le jardin, puis les chambres. Montrez ce qu’aucune photo ne montre : où s’installe le groupe de musique, par où passe le traiteur, combien il y a de prises sous la table d’honneur. Chaque groupe finit à la table dressée en entier.
16 h — la dégustation
Quatre ou cinq assiettes, une pour chaque moment du repas, dressées comme elles le seront le jour d’un mariage et non promenées sur un plateau. C’est la seule heure de la journée où un couple comprend ce que votre prix par personne achète réellement, et la seule où vous pouvez en parler sans gêne : le budget français moyen consacre 110 € par invité au traiteur, autant montrer ce que les vôtres valent. Posez à côté les descriptions imprimées et les mentions végétarien, végan et sans gluten.
17 h — un seul spectacle
Le défilé de robes de mariée est le classique, et la boutique le fait gratuitement parce qu’elle repart avec du contenu pour toute la saison. Vingt minutes, une musique, une traversée de la salle, terminé. Une démonstration d’ouverture de bal avec une école de danse ou un atelier cocktails fonctionne aussi bien. Un spectacle, pas trois : à trois, plus personne ne vous parle de dates.
18 h — les conversations sur les dates
C’est le bloc pour lequel la journée entière existe. Une personne, une table, votre planning de réservations à l’écran et le formulaire de disponibilité ouvert sur une tablette. Le couple donne sa date, vous dites si elle est encore libre, et la demande est écrite comme une date plutôt que retenue comme une conversation. Dites tout haut combien de temps dure une option et jusqu’à quand elle tient : c’est la question que tout couple français finit par poser, et celle à laquelle une réponse floue coûte la réservation.
19 h — la table sucrée
La dernière heure est volontairement lâche, et c’est son rôle. Les couples qui hésitent encore sont ceux qui restent, et ils parlent plus longtemps autour d’une table qu’au milieu d’une présentation. C’est aussi le moment où une galerie en direct prend tout son sens : les visiteurs y déposent leurs photos depuis leur téléphone et la page se remplit d’images que vous n’auriez pas produites.
20 h — clôture et annotations
Avant qu’on enlève le nappage, reprenez le registre et ajoutez ce qui ne pouvait pas être noté à la porte : qui a demandé juin, qui est venu avec ses parents, à qui vous avez promis un appel lundi. Quinze minutes un dimanche à 20 h valent mieux qu’une heure le mardi, quand plus personne ne sait quel couple était lequel.
Quels prestataires inviter à une journée portes ouvertes, et combien ?
Invitez une seule entreprise par catégorie : vos prestataires amènent leurs propres couples et relaient la journée auprès de leur audience, alors que deux photographes côte à côte passent l’après-midi à se surveiller au lieu de travailler.
Les catégories bougent peu d’un lieu à l’autre : photographe, vidéaste, fleuriste ou décoratrice, pâtisserie et wedding cake, robes de mariée, coiffure et maquillage, musique live, DJ, école de danse, photobooth, bar à cocktails, papeterie, animation pour les enfants, transport — et, en France, l’officiant ou l’officiante de cérémonie laïque, une catégorie qu’aucun guide traduit ne contient parce qu’aucun autre marché n’en a besoin. Retenez-en huit à dix, une seule entreprise par catégorie, et dites-le franchement dans l’invitation : un photographe qui sait qu’il sera le seul dans la salle arrive avec un meilleur portfolio et prévient ses propres couples. Reste le traiteur, qui n’est pas un prestataire comme les autres ici : selon que vous assurez la restauration, que vous imposez une liste de traiteurs référencés ou que le choix est libre, la journée se construit différemment — et c’est la question qu’un couple français pose avant même celle du prix. Un dernier point de vocabulaire : le jour d’une journée portes ouvertes, ce sont vos prestataires. Gardez le mot exposant, et l’idée de facturer un stand, pour un salon du mariage.
Écrivez l’échange, parce que c’en est un. Ils reçoivent des mètres carrés, du courant, leur logo sur la page de l’événement et une fiche avec un portfolio et des liens de contact ; vous recevez leur audience et un stand qui ne vous coûte rien. Le montage le moins lourd pour vous est celui où chaque prestataire remplit sa fiche lui-même — une invitation par e-mail, son texte, son logo et jusqu’à huit photos — plutôt que trente pièces jointes qui arrivent dans votre boîte la veille. Une règle gouverne toute la liste : si vous les exposez, vous les recommandez. Un couple qui découvre une fleuriste chez vous la comptera parmi vos prestataires partenaires bien après la journée, et c’est vous qu’il rappellera si cela se passe mal. N’invitez donc que les entreprises que vous citez déjà au téléphone quand on vous demande un nom.

Faut-il publier le programme de sa journée portes ouvertes à l’avance ?
Un programme publié heure par heure est la partie la plus lue de la page d’une journée portes ouvertes : il décide de l’heure à laquelle un couple arrive, du temps qu’il reste, et de sa présence ou non dans la salle au moment où l’on parle des dates encore libres.
Un couple qui ne lit que « dimanche, de 14 h à 20 h » arrive à 14 h 10, fait le tour de la salle et repart à 14 h 35. Un couple qui voit que la dégustation est à 16 h et le défilé à 17 h se réserve deux heures et reste pour les deux. Le programme est donc un outil de fréquentation et non une décoration : chaque ligne a besoin d’une heure, d’un titre, d’une phrase de description et d’un endroit dans le domaine, parce que chacune donne à quelqu’un une raison de ne pas partir avant 18 h. Il y a en France une raison supplémentaire d’être précis. Un couple demande des informations à six lieux et n’en visite que deux, et il enchaîne volontiers ces deux visites le même dimanche. Sans horaires publiés, c’est l’autre domaine qui obtient le début d’après-midi, quand on écoute encore, et vous la fin, quand les parents regardent leur montre.
Le même programme travaille une seconde fois le jour J. S’il est saisi sur la page avec de vraies heures, une barre apparaît en haut de l’écran et affiche « En ce moment » et « Ensuite » — la seule chose qui fonctionne par défaut sur une page d’événement, sans que vous ayez rien à activer. Les visiteurs cessent de demander à votre équipe ce qui se passe, votre équipe cesse de répéter la même phrase quarante fois, et vous n’avez saisi le déroulé qu’une fois. C’est aussi ce que vous copiez dans l’événement Facebook et dans l’e-mail de confirmation : trois lignes d’horaires font plus pour la fréquentation qu’un visuel léché, parce qu’elles répondent à la seule question qu’un couple se pose devant son agenda — à quelle heure faut-il être là.

Comment faire venir des futurs mariés à sa journée portes ouvertes ?
L’événement Facebook invite, les annuaires de lieux de réception captent les couples qui cherchent déjà (64 % des futurs mariés français passent par des sites spécialisés), vos prestataires relaient la journée auprès de leur propre audience, et votre liste de demandes de devis reste le canal le moins cher.
L’événement Facebook
C’est encore la meilleure mécanique d’invitation qui existe : rien à payer, le partage est natif, et une première réponse arrive par Messenger plus vite que par n’importe quel formulaire. Deux limites méritent d’être nommées. La liste des « Intéressés » est une liste de profils Facebook, pas d’adresses e-mail, de numéros de téléphone et de dates de mariage. Et l’audience est louée, pas possédée : archivez l’événement, il n’en reste qu’un post. Laissez donc l’invitation là où elle fonctionne, et faites pointer le bouton vers une page qui recueille des coordonnées.
Les annuaires de lieux de réception
Selon le Rapport 2026 sur le Secteur Nuptial de Mariages.net, 64 % des couples français consultent des sites et applications spécialisés pour trouver leurs prestataires : c’est de très loin le premier canal du marché. Trois annuaires comptent ici. Mariages.net annonce plus de 9 000 lieux de réception et ne publie aucune grille tarifaire. ABC Salles est gratuit à l’inscription, revendique plus de 8 000 entreprises référencées depuis 2003 et cinq millions de visiteurs par an, et ne chiffre ses options de visibilité que par téléphone. 1001Salles est le seul à publier ses prix : 950 € HT pour douze mois d’abonnement Présence. Ajoutez la date de vos portes ouvertes à votre fiche et mettez-y le lien — l’annuaire est de la distribution, la page est l’endroit où l’on s’inscrit.
Vos prestataires comme canal
La ligne la plus sous-estimée de cette liste, et la seule gratuite qui ait une vraie audience. Huit entreprises comptant chacune quelques milliers de futurs mariés parmi leurs abonnés relaieront la journée, parce qu’elles y seront. Demandez-le explicitement dans l’invitation, fournissez le visuel et le lien tout faits, et fixez ensemble une date de publication — sinon tout le monde publie le samedi soir et l’audience arrive après la fermeture des portes. C’est aussi le canal le plus proche du bouche-à-oreille, dont 41 % des couples français se servent pour choisir leurs prestataires : la recommandation d’une fleuriste vaut ce qu’aucune bannière ne vaut.
Votre propre liste de demandes
Le canal le moins cher et le plus chaud dont dispose un lieu de réception, et celui qu’il oublie : tous les couples qui vous ont demandé un devis dans les douze derniers mois et n’ont pas réservé. Comme un couple français prépare son mariage 12 à 18 mois à l’avance, une bonne partie d’entre eux n’a toujours pas de lieu. Un e-mail envoyé quatre semaines avant, avec la date, le programme et le lien d’inscription, produit une fréquentation qu’aucune publicité n’achète, parce que ces gens vous ont déjà dit qu’ils aimaient l’endroit. Deux conditions en France : ces personnes doivent avoir consenti à être recontactées, et chaque message doit identifier son expéditeur et offrir un moyen simple de s’y opposer (CNIL, prospection commerciale par voie électronique).
L’affiche et le QR code chez vos partenaires
Un QR code sur le comptoir de la fleuriste, dans la boutique de robes, chez le pâtissier et à l’office de tourisme coûte le prix de l’impression, et il touche des gens qui préparent déjà un mariage. Demandez à chacun de vos prestataires partenaires d’en poser un chez lui : c’est le même geste que le vôtre, et il vous rend l’audience que vous leur donnez. Vérifiez enfin que le code ouvre bien la page en français : rien ne casse plus vite l’impression qu’une page qui s’ouvre dans une autre langue.
Instagram, le processus plutôt que l’annonce
Instagram ne vendra pas votre journée avec une affiche, mais il la vendra avec un processus : la table qu’on dresse, la cuisine qui essaie le menu, la fleuriste qui monte l’arche le samedi. Trois stories dans la semaine qui précède valent mieux qu’un visuel léché, parce qu’elles montrent le lieu en mouvement. 39 % des couples français passent par les réseaux sociaux ou par une recherche en ligne pour trouver leurs prestataires ; le plan annuel complet, avec la fiche d’établissement Google et les canaux payants, est dans notre guide du marketing d’un lieu de réception.
Comment recueillir les inscriptions à une journée portes ouvertes ?
Les lieux de réception français recueillent aujourd’hui leurs inscriptions par e-mail, par téléphone ou par une billetterie en ligne ; un formulaire sur votre propre page ajoute le numéro de téléphone, la date du mariage et le consentement, dans un seul tableau que vous gardez.
Regardez comment cela se passe réellement et le problème s’énonce tout seul. Le cas le plus courant est une adresse e-mail donnée dans l’événement Facebook : le fichier des inscrits est alors une boîte de réception, et la clé de tri, un objet de message. Vient ensuite la billetterie, et elle fonctionne — Weezevent et Billetweb ne prennent aucune commission sur un événement gratuit, HelloAsso est gratuit même sur des billets payants mais réservé aux organismes à but non lucratif, ce qu’un domaine n’est pas, et des outils dédiés aux journées portes ouvertes comme Digitevent ou Linscription gèrent les créneaux et les quotas. Sa limite tient en une phrase : une billetterie demande ce qu’il lui faut pour émettre un billet, un nom et une adresse e-mail, et les coordonnées du couple arrivent chez elle avant d’arriver chez vous. Le troisième cas est l’inscription téléphonique avec une date limite ; elle tient tant que c’est la même personne qui décroche.
Un formulaire sur votre propre page fait la même chose et ajoute trois éléments. Il demande les prénoms du couple, une adresse e-mail et, par défaut, la date du mariage ; en option, le téléphone et le nombre d’invités. Il exige une case de consentement dédiée et non pré-cochée : une fois cochée, elle devient un champ enregistré avec sa date, c’est-à-dire précisément la preuve qu’on vous demandera si la question se pose un jour. Et tout arrive dans un seul tableau — Couple, E-mail, Téléphone, Date du mariage, Nombre d’invités, Reçu le — que vous triez par date de mariage au lieu de relire un fil de discussion. À côté du formulaire se tient la section « Vérifier une date » : le couple choisit sa date au calendrier, et ces demandes-là arrivent séparément, avec la date comme colonne. C’est par elles que commence le lundi matin, parce que ce sont les seules à qui vous pouvez répondre tout de suite et dire combien de temps une option tiendrait.

12 questions que les futurs mariés vous poseront le jour J
Douze questions reviennent à chaque journée portes ouvertes ; répondez-y une fois sur la page — dans l’offre, dans le menu et dans la FAQ — et le dimanche reste disponible pour toutes les autres.
- « Notre date est-elle encore libre ? »
- La section Vérifier une date : le couple choisit sa date, vous la recevez comme une colonne triable.
- « Combien de temps peut-on poser une option ? »
- La FAQ, en une phrase : la durée de l’option et ce qui la transforme en réservation.
- « C’est combien par personne, tout compris ? »
- Notre offre, avec ce que le prix comprend et ce qui reste en dehors.
- « Qu’est-ce qui est compris dans la location ? »
- Notre offre : ce que contient la formule, puis la liste de ce qui reste en dehors.
- « Peut-on venir avec son propre traiteur ? »
- La FAQ : traiteur imposé, liste de traiteurs référencés ou choix libre, dit sans détour.
- « Y a-t-il un droit de bouchon ? »
- La FAQ ; c’est l’absence de réponse ici qui produit le plus d’appels après la journée.
- « Y a-t-il un autre mariage le même jour ? »
- La FAQ, une phrase : privatisation complète, ou deux espaces qui tournent en parallèle.
- « Où se passe la cérémonie laïque, et s’il pleut ? »
- La FAQ, avec la photo du repli intérieur à côté — c’est elle qui répond, pas le texte.
- « Que verse-t-on à la réservation : des arrhes ou un acompte ? »
- La FAQ, avec le mot exact et le montant : en France, les deux n’engagent pas de la même façon.
- « Jusqu’à quelle heure peut-on faire du bruit ? »
- La FAQ : l’heure de fin, le limiteur de son s’il y en a un, le prix d’une prolongation.
- « Combien peut-on asseoir, et peut-on dormir sur place ? »
- Notre offre ou la FAQ : capacité assise, capacité debout, nombre de chambres.
- « Y a-t-il un menu enfant, végétarien, végan, sans gluten ? »
- La section Menu, avec les mentions portées sur les plats eux-mêmes.
Douze questions dont aucune n’a besoin d’être posée sur place : écrites une fois sur la page, elles libèrent le dimanche pour les conversations qui font réserver.
Que se passe-t-il dans le lieu de réception le jour J ?
Le jour J, un QR code posé à l’entrée ouvre l’espace réservé, une barre « En ce moment / Ensuite » s’affiche en haut de la page de l’événement, et les visiteurs traversent le domaine en validant les étapes du Passeport.
Toute la couche physique d’une journée portes ouvertes tient sur une feuille imprimée qui porte quatre familles de QR codes : un vers la page de l’événement, un vers l’espace réservé, un par stand de prestataire et un par étape du Passeport. Personne n’installe quoi que ce soit : le code s’ouvre avec l’appareil photo du téléphone. Aucune étude française ne mesure l’usage du QR code chez les futurs mariés et nous n’en inventerons pas une ; l’observation suffit — c’est déjà par un QR code que beaucoup de restaurants donnent leur carte, et plus personne n’a besoin qu’on lui explique le geste. Une seule précaution matérielle, et elle vaut la peine : scannez chaque code une fois, la veille au soir, avec un téléphone qui ne les a jamais vus.
Tout le reste est un choix, pas un automatisme. Vous pouvez activer l’espace réservé et le fermer par un code d’accès à quatre chiffres, pour que la grille tarifaire ou les photos de la journée n’existent que pour les gens qui sont venus — et changer ces quatre chiffres le lendemain matin retire l’accès à tout le monde d’un seul coup. Vous pouvez activer le Passeport de l’événement : des codes posés là où personne ne va spontanément — le chapiteau au fond du parc, la suite nuptiale, la terrasse du vin d’honneur — qui font traverser le domaine au lieu de laisser tout le monde s’agglutiner au bar, et qui dévoilent votre code de récompense une fois toutes les étapes validées. Vous pouvez activer la galerie en direct, où les visiteurs déposent depuis leur téléphone les photos que vous n’auriez pas prises. Seule la barre du programme fonctionne par défaut ; le reste s’active, ou non.

Que faire dans les 48 heures qui suivent une journée portes ouvertes ?
Dans les 48 heures qui suivent une journée portes ouvertes, répondez à chaque couple avec sa date de mariage sous les yeux, dans l’ordre des inscriptions, en commençant par ceux qui vous ont demandé une date précise.
Le rythme qui fonctionne tient en quatre points. Le dimanche soir, dans les deux heures qui suivent la fermeture : un remerciement court à tous les inscrits, avec le lien vers la page, qui est toujours en ligne. Le lundi avant midi : des réponses individuelles aux couples qui ont demandé une date, chacune portant cette date dès la première ligne et disant combien de temps une option tiendrait. Sous 48 heures : un appel à ceux qui ont laissé un numéro. Après une semaine : les photos de la journée et une seule question — voulez-vous revoir le lieu en visite privée ? Ce n’est pas une invention de notre part : le Salon du Mariage de l’Ariège donne à ses exposants exactement la même consigne, une relance dans les 48 à 72 heures tant que le souvenir de la conversation est vif, et il la donne parce que c’est la partie que presque tout le monde rate.
Une réserve honnête : rien ne vous est envoyé par e-mail. Les nouvelles inscriptions et les demandes de disponibilité ne déclenchent aucune notification ; l’écran des demandes s’ouvre à la main, et l’ouvrir est la première tâche du lundi matin. Sur l’importance du délai lui-même, disons ce qui est vrai plutôt que ce qui serait pratique : il n’existe aucune étude française du temps que met un lieu de réception à répondre à une demande de devis. Les seuls chiffres publiés sont anglo-saxons et inter-sectoriels, et nous les donnons avec leurs réserves dans notre guide du marketing d’un lieu de réception. La règle suffit ici : un couple qui attend trois jours passe ces trois jours à parler à quelqu’un d’autre, et il n’a que deux lieux à visiter.
Reste un actif que presque personne ne récupère. La page d’une journée portes ouvertes ne disparaît pas comme un événement Facebook : elle reste en ligne avec les photos d’une salle pleine, le programme et les fiches de vos prestataires, si bien qu’un couple qui a hésité en octobre a un endroit où revenir en février — c’est-à-dire dans la fenêtre où il décide vraiment. Envoyez enfin à chaque prestataire les photos de son propre stand et un remerciement précis, chiffres à l’appui. C’est toute la conversation sur sa venue l’année suivante, et c’est aussi ce qui vous autorisera, un jour, à lui demander de participer aux frais.
Comment savoir si votre journée portes ouvertes a marché ?
Avec huit chiffres : les vues de la page, les entrées dans l’espace réservé, les scans de QR codes, les inscriptions, les demandes de disponibilité, les questions, les prestataires enregistrés par les couples et les passeports complétés.
- Vues de la page
- Combien de personnes ont vu l’invitation : une mesure de votre promotion, pas de votre fréquentation.
- Entrées dans l’espace réservé
- Combien ont saisi le code d’accès, c’est-à-dire combien étaient réellement sur place.
- Scans de QR codes
- Si les codes posés sur les stands et aux étapes du Passeport ont servi à quelqu’un.
- Inscriptions
- Les couples inscrits, avec leurs prénoms, leur e-mail, leur téléphone et leur date de mariage.
- Demandes de disponibilité
- Les couples qui ont cité une date précise : la partie la plus chaude de la liste.
- Questions
- Les messages reçus par le formulaire de contact, comptés à part des inscriptions.
- Prestataires enregistrés
- Combien de couples ont retenu l’une des entreprises que vous aviez invitées.
- Passeports complétés
- Combien de visiteurs ont parcouru tout le domaine, et pas seulement la salle de réception.
Huit chiffres sur un seul écran. Comme il n’existe aucune référence publiée de fréquentation pour les journées portes ouvertes en France, votre comparaison d’une année sur l’autre est le seul étalon que vous aurez jamais — et c’est celui qu’on pose sur la table quand on parle du budget de l’an prochain.
7 erreurs qui gâchent une journée portes ouvertes
L’erreur la plus fréquente est l’absence de liste d’inscriptions : personne ne sait combien de couples viendront, le traiteur est commandé au jugé dans un sens ou dans l’autre, et les coordonnées se perdent le soir même.
Aucune liste d’inscriptions
Les inscriptions par téléphone laissent un numéro dans un journal d’appels, l’e-mail laisse un fil, Messenger laisse un pseudonyme. Trois jours plus tard, personne ne sait en faire une liste ; une semaine avant, personne ne sait quel chiffre donner au traiteur. Trop de couverts, c’est une perte sèche ; pas assez, c’est la première impression qu’un couple emporte chez lui.
Aucune relance après la journée
L’erreur la plus coûteuse de la liste, parce que l’argent est déjà dépensé. Un lieu organise sa journée, récolte soixante contacts et écrit le mardi de la semaine suivante, quand plusieurs couples ont signé ailleurs. Souvenez-vous qu’un couple français demande des informations à six lieux et n’en visite que deux : la liste courte se referme en quelques jours. La relance n’est pas une étape qui suit l’événement, c’est la seule raison pour laquelle l’événement a eu lieu.
Deux entreprises dans la même catégorie
Deux photographes dans la même salle se surveillent au lieu de travailler, et aucun des deux n’invite ses propres couples s’il doit les partager avec un concurrent. La règle est simple : une entreprise par catégorie, annoncée dans l’invitation. Chacun arrive alors avec un portfolio complet et son audience, plutôt qu’avec de la prudence.
Une date en haute saison, ou un week-end férié
Des portes ouvertes en juin, c’est du coût sans recette : les couples de l’année ont choisi, votre équipe sort d’un samedi de mariage et votre fleuriste n’a pas une main de libre. Le piège moins connu est le week-end prolongé. Le jour où la France s’est le plus mariée en 2019 est le samedi 8 juin, veille de Pentecôte, avec 8 800 mariages, soit 3,9 % de l’année entière (INSEE Focus n° 225). Ce week-end-là, vos prestataires travaillent tous — et vos salles aussi, si tout va bien.
Un programme sans horaires
Sans heures, personne ne sait pourquoi rester. Un couple entre, fait un tour, dit que c’est très beau et repart au bout de vingt minutes, avant que quiconque lui ait demandé sa date de mariage. Un programme avec de vraies heures — la dégustation à 16 h, le défilé à 17 h — est le seul outil qui retienne les gens jusqu’au bloc de 18 h, celui où l’on parle des dates encore libres.
Personne n’a compté la journée
« Il y avait du monde » n’est pas un résultat. Sans le nombre d’inscrits, le nombre de participants et le nombre de demandes de disponibilité, l’année ne se compare pas à la précédente et le budget ne se défend pas devant un propriétaire. Et comme aucune moyenne française n’existe pour ce format, il n’y a aucun étalon extérieur à aller chercher : vos propres chiffres sont les seuls qui existeront jamais.
Les prestataires repartent sans chiffres
Ils tiennent un stand six heures, distribuent des cartes et rentrent chez eux avec une impression. Un an plus tard, vous leur demandez de revenir sans rien à leur montrer. Ils savent pourtant très exactement ce que vaut un stand ailleurs, puisqu’ils en paient un chaque automne au salon régional, au mètre carré, signé sans annulation possible. Si chacun repart avec les photos de son stand et les chiffres de sa propre fiche, la conversation de l’année suivante — et celle sur une éventuelle participation aux frais — ne ressemble plus du tout à la même.
Questions fréquentes sur les journées portes ouvertes
Quelles démarches faut-il faire pour ouvrir son domaine au public le temps d’une journée ?
Une journée portes ouvertes est une manifestation ouverte au public, ce qu’un mariage privé n’est pas. Votre lieu est déjà un établissement recevant du public, cela ne change pas ; ce qui change, ce sont trois choses : vous accueillez un effectif sans commune mesure avec celui d’un mariage privé et devez tenir la jauge et les dégagements de votre classement, la diffusion de musique se déclare à la SACEM, et servir à boire suppose une autorisation si vous n’avez pas de licence permanente. L’usage du secteur événementiel est de prévenir la mairie environ deux mois avant et de vérifier les obligations auprès du SDIS. Les délais et les pièces varient d’une commune à l’autre : appelez la vôtre, c’est l’appel de dix minutes qui décide de votre date.
Faut-il déclarer la musique à la SACEM pour une journée portes ouvertes ?
En France, un mariage relève du cercle de famille (article L. 122-5 1° du Code de la propriété intellectuelle) et la SACEM ne le facture pas ; une journée portes ouvertes est une manifestation publique et se déclare. Le tarif dépend du format — musique d’ambiance, séance dansante, concert — et de la présence d’une sonorisation, et la SACEM publie son barème. Faites la déclaration avant l’événement plutôt qu’après, au même moment que l’autorisation de débit de boissons : ce sont deux lignes du rétroplanning, pas deux dossiers.
Peut-on servir à boire lors d’une journée portes ouvertes ?
Si votre lieu détient déjà une licence de débit de boissons, vous n’avez rien à demander. Sinon, l’ouverture temporaire d’un débit de boissons est autorisée par le maire (articles L. 3334-1 et L. 3334-2 du Code de la santé publique) et ne couvre que les groupes 1 à 3 : boissons sans alcool, boissons fermentées, vins doux. Certaines communes exigent le dossier un mois à l’avance, d’autres quinze jours, et le plafond de cinq autorisations par an vise les associations et non les entreprises. Vérifiez auprès de votre mairie plutôt que de vous fier à une règle nationale, parce qu’il n’y en a pas une seule.
Peut-on organiser une cérémonie laïque de démonstration pendant la journée ?
C’est la démonstration la plus utile que vous puissiez monter, parce que c’est exactement ce que votre lieu vend. En France, le mariage civil se célèbre à la mairie (article 75 du Code civil) et votre domaine accueille la cérémonie laïque : dix minutes avec un officiant, une arche, deux rangées de chaises et une musique suffisent à montrer à un couple où il se tiendra, où ses invités seront assis et d’où viendra la lumière à cette heure-là. Invitez un officiant ou une officiante de cérémonie laïque comme n’importe quel autre prestataire : c’est une catégorie à part entière du marché français, et personne d’autre ne pense à la faire venir.
Faut-il obliger les couples à s’inscrire à l’avance ?
Demandez l’inscription, sans fermer la porte à ceux qui arrivent sans. Une liste vous donne, une semaine avant, le chiffre que le traiteur attend et la jauge que votre capacité d’établissement recevant du public autorise ; une journée sans liste vous donne une foule que vous ne pouvez ni compter ni rappeler. Le bon compromis est d’annoncer l’inscription comme conseillée, de la rendre possible en trois champs, et de faire remplir les mêmes champs à l’entrée par ceux qui se présentent le jour même.
Que devient la liste de couples récoltée, et combien de temps peut-on la conserver ?
C’est vous, le lieu de réception, qui êtes responsable de traitement au sens du RGPD : la liste vous appartient, et les obligations aussi. La CNIL admet de conserver les données d’un prospect trois ans à compter du dernier contact venant de lui, un clic sur un lien comptant comme un contact mais pas la simple ouverture d’un e-mail. Trois ans, c’est très exactement l’horizon d’un lieu de réception, puisqu’un couple français prépare son mariage 12 à 18 mois à l’avance : celui qui n’a pas réservé cette année est encore joignable pour la saison d’après.
Faut-il faire payer un stand aux prestataires invités ?
Pas la première année, et pas tant que vous n’avez aucun chiffre à leur montrer. Un prestataire sait ce que coûte un stand ailleurs — 220 à 233 € le m² au Salon du Mariage de Lille pour un week-end — et il compare. Faites donc votre première journée en échange de visibilité : des mètres carrés, du courant, une fiche sur la page de l’événement et l’engagement de n’inviter qu’une entreprise par catégorie. Si vous leur envoyez ensuite les chiffres de leur propre stand, la question d’une participation aux frais se posera d’elle-même l’année suivante, et c’est vous qui aurez les arguments.
Les journées portes ouvertes fonctionnent-elles pareil en Belgique, en Suisse et au Luxembourg ?
Le format est le même et la contrainte principale aussi : en Belgique comme en France, un lieu privé ne peut pas accueillir le mariage civil, car la loi du 6 décembre 2022 permet à une commune belge de désigner d’autres lieux de célébration mais exige qu’ils soient publics et à caractère neutre, ce qui exclut un restaurant ou un jardin privé. Ce qui change, c’est le calendrier et la facture. Les salons régionaux ont leurs propres dates — Feel the Wedding en Brabant wallon les 14 et 15 novembre 2026, Yes I Do à Ath les 10 et 11 octobre 2026 avec plus de 60 exposants, Love in the Air à Lausanne les 7 et 8 novembre 2026, qui comptait 124 exposants en 2025 — et un prix belge s’écrit HTVA ou TVAC, un prix suisse en francs suisses, avec la même distinction HT/TTC qu’en France, au taux de 8,1 %.
Peut-on organiser une journée portes ouvertes quand le lieu vient d’ouvrir et qu’on n’a aucune photo de mariage ?
C’est même le meilleur moment, parce que la journée produit exactement ce qui vous manque. Dressez une seule table en entier plutôt que dix à moitié, et faites-la photographier avant l’ouverture des portes. Invitez ensuite des prestataires dont le portfolio fait le travail que votre bâtiment ne peut pas encore faire : une fleuriste, une décoratrice, un photographe qui couvre la journée en échange de la visibilité. À 20 h, vous aurez des images de salles pleines, une liste de couples avec leurs dates, et de quoi alimenter une année de publications — et l’an prochain, la même journée s’annoncera avec ses propres photos.
Faut-il une affiche pour ses portes ouvertes, et que doit-elle porter ?
Une affiche sert encore, à condition qu’elle mène quelque part. Six lignes suffisent : le nom du lieu, la date écrite en toutes lettres, l’heure d’ouverture et l’heure de fermeture, la commune, une ligne de programme du type « dégustation à 16 h, défilé à 17 h », et la mention « entrée libre, inscription conseillée ». Le reste de la surface revient au QR code, qui doit ouvrir la page de l’événement et non la page d’accueil de votre site. Une affiche qui donne un numéro de téléphone à la place perd l’inscription : personne n’appelle un lieu de réception depuis le comptoir d’une fleuriste.
Construisez la page de votre journée portes ouvertes
Le programme, vos prestataires, le menu, les inscriptions et les QR codes à une seule adresse, que le couple ouvre sur son téléphone.
Vous cliquez, vous indiquez une adresse e-mail, vous recevez un lien de connexion et vous êtes dans le studio. Pas de mot de passe, pas de carte bancaire, pas d’appel commercial. C’est gratuit pour le lieu de réception : l’application payante, weddie.app, s’adresse aux couples, pas à vous.